RTT & congés

RTT : les calculer, les poser, les compter sans se tromper

Un salarié à 39h a droit à des RTT. Combien exactement, et comment éviter que le compteur ne dérive au fil de l'année ? Le point sur le calcul, la pose et les pièges les plus courants.

RTT & congésMis à jour le 28 août 2026·6 min de lecture
Collaborateur détendu consultant son compteur de RTT, café à la main

La RTT (réduction du temps de travail) existe pour compenser les heures effectuées au-delà de la durée légale de 35 heures hebdomadaires, quand un salarié reste soumis à un décompte horaire classique — par opposition au forfait jours, qui suit une autre logique. Le principe est simple sur le papier. Le décompte, lui, dérape assez vite dès qu'on le suit à la main sur plusieurs mois.

Comment se calcule un jour de RTT

Le calcul repose sur l'écart entre la durée réellement travaillée et les 35 heures légales. Un salarié à 39 heures par semaine effectue 4 heures de plus chaque semaine que la durée légale. Sur une année de travail effectif (environ 47 semaines une fois retirés congés payés et jours fériés), cela représente environ 188 heures — soit un peu plus de 23 jours de RTT à 8 heures la journée, ou davantage si l'accord d'entreprise arrondit à la hausse.

Ce nombre n'est pas universel : il dépend de l'accord de branche ou d'entreprise, du nombre d'heures hebdomadaires réellement effectuées, et de la méthode de calcul retenue (année civile ou période de référence glissante). Deux entreprises à 39h peuvent afficher un nombre de RTT légèrement différent selon la formule choisie.

Ce qui fait dériver un compteur de RTT

Trois situations expliquent la majorité des écarts constatés en fin d'année :

RTT et forfait jours : ne pas confondre les deux logiques

Un salarié au forfait jours (souvent les cadres autonomes) ne compte pas ses heures mais ses journées travaillées dans l'année — généralement 218 jours. Les jours de repos qui en découlent sont parfois appelés RTT par habitude de langage, mais leur calcul n'a rien à voir avec un dépassement horaire hebdomadaire : il découle directement du nombre de jours de l'année moins les jours travaillés prévus au forfait, les week-ends, les congés payés et les jours fériés. Mélanger les deux logiques dans un même tableau de suivi est une source d'erreur fréquente dans les équipes qui comptent à la fois des salariés en heures et des salariés au forfait.

Le nombre exact de RTT dépend de votre accord d'entreprise ou de branche. Les chiffres de cet article sont des ordres de grandeur pour un 39h classique ; vérifiez toujours la convention collective applicable avant de communiquer un chiffre à votre équipe.

Poser une RTT : ce qui change selon l'origine du jour

Une partie des RTT est parfois fixée par l'employeur (RTT dites « employeur »), le reste étant laissé au choix du salarié (RTT dites « salarié »), selon ce que prévoit l'accord en vigueur. Cette distinction change beaucoup de choses côté planning : les RTT employeur peuvent être positionnées à l'avance sur toute l'équipe, quand les RTT salarié suivent un circuit de demande classique, avec un délai de prévenance à respecter.

Suivre le compteur sans y penser chaque mois

Le vrai gain n'est pas dans la formule de calcul — elle se fixe une fois par an — mais dans le fait de ne plus avoir à la recalculer à la main à chaque absence. Un compteur qui se met à jour automatiquement à chaque jour posé ou chaque semaine d'arrêt évite l'essentiel des écarts constatés en fin d'exercice, et surtout les mauvaises surprises découvertes lors du bilan annuel.

Un compteur de jours à jour, sans recalculer à la main

upteam suit automatiquement les jours travaillés, les congés et les RTT de chaque collaborateur, au prorata de l'année écoulée.